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6 novembre 2025

OPEO partenaire des Assises de l’Industrie : la réindustrialisation passe par l’exécution

Réindustrialiser : l’exécution comme clé de souveraineté

OPEO était partenaire de l'édition 2025 des Assises de l’Industrie, organisée par L’Usine Nouvelle, OPEO a pris part à une journée placée sous le signe de la mobilisation générale pour la souveraineté industrielle.
Un thème d’une pertinence aiguë dans le contexte politique et économique actuel, où l’Europe mène une triple course contre la montre : celle des coûts, de l’intelligence et des volumes.

Christophe Périllat, PDG de Valeo, a rappelé avec force l’écart de compétitivité de 35 % à combler face à la Chine. Pour y répondre, Doris Birkhofer (Siemens France) a appelé à valoriser une richesse trop souvent sous-exploitée : la donnée industrielle européenne, véritable mine d’or pour accélérer la transformation. Et Thierry Francou (Eurenco) a souligné l’urgence d’une montée en cadence massive dans la filière défense, symbole d’une souveraineté qui ne peut plus attendre.

De la vision à l’exécution : la clé de la réindustrialisation

Lors de la table ronde « Réindustrialiser une filière : méthodes qui marchent, preuves à l’appui », animée par Emmanuel Duteil, Michaël Valentin, associé fondateur d’OPEO, est intervenu aux côtés d’Emmanuel Vasseneix (CEO de LSDH) et de Thierry Francou (Group Chairman & CEO d’Eurenco).

Sa conviction est claire : la réindustrialisation ne se décrète pas, elle s’exécute. « Nous sommes des experts du comment. Ce qui compte, ce n’est pas seulement de définir ce qu’il faut faire, mais de rendre le changement possible, durablement, sur le terrain. »

Pour OPEO, une réindustrialisation réussie ne se limite pas à l’ouverture de nouvelles usines, mais à la (re)construction d’un tissu productif compétitif, agile, innovant et durable, capable d’apprendre et de se transformer.

Trois réalités industrielles, trois rythmes d’action

Michaël Valentin distingue trois typologies de filières, chacune nécessitant une approche adaptée :

  • Les filières en croissance structurelle (aéronautique, défense, énergie verte)
    •  Enjeu : monter en capacité rapidement et maîtriser la complexité de la croissance. « Ces secteurs doivent construire de nouvelles capacités, financer leur expansion et tenir leurs engagements clients dans un contexte d’accélération constante. »
  • Les filières en repli ou sous pression (chimie, matériaux de base, automobile)
    • Enjeu : rester offensif malgré la crise et protéger la souveraineté industrielle. « Ces filières, même en décroissance, sont essentielles à la transition environnementale. Sans chimie, pas d’industrie circulaire. Il faut les maintenir en Europe, tout en les aidant à se réinventer. »
  • Le cœur de l’industrie (agroalimentaire, biens de consommation, équipements, santé, luxe)
    • Enjeu : développer une agilité exceptionnelle face à la volatilité. « Les plans à cinq ans sont obsolètes. Ces entreprises doivent apprendre à décider vite, à s’adapter en continu. »

Le potentiel caché : la bataille des 99 %

Au cœur du propos d’OPEO, un chiffre frappe les esprits : « Une pièce passe 99 % de son temps à attendre d’être transformée. »

Ce potentiel caché représente le plus grand gisement de compétitivité des usines européennes.
En réduisant ces temps d’attente et en s’attaquant à l’inefficacité systémique des processus, les entreprises peuvent doubler leur cadence de production et libérer une valeur considérable, sans investissement massif. C’est ici que se joue la différence entre les stratégies qui restent théoriques, et celles qui transforment réellement les usines.

Trois leviers pour réussir la réindustrialisation

  • L’optionalité des décisions : « Dans un environnement incertain, il faut garder ouverts le plus longtemps possible les scénarios industriels : croissance, repli, diversification. Cette flexibilité permet de décider vite quand la situation l’exige. »
  • L’intelligence managériale et la donnée : « Décider vite, c’est aussi avoir une cascade décisionnelle efficace, du terrain jusqu’à la direction, et des données éclairantes, en temps réel. »
  • L’excellence opérationnelle : « La souveraineté industrielle se gagne dans l’exécution. Dans la chasse au gaspillage, dans la simplification des flux, dans la digitalisation utile. C’est là que se niche notre marge de manœuvre. »

De la stratégie à l’action : la reconquête industrielle

Pour OPEO, la reconquête de notre souveraineté industrielle ne se gagnera pas dans les comités de direction, mais dans les ateliers, les usines, les flux, au cœur de ces 99 % de temps d’attente où se joue la performance réelle.

« La souveraineté ne se pense pas, elle se fabrique. »

« Et c’est sur le terrain, au plus près des équipes, que se joue la transformation industrielle de demain. »

La réindustrialisation française ne manque ni de visions ni de plans. Ce qu’il faut désormais, c’est une obsession pour l’exécution. C’est ce combat qu’OPEO mène chaque jour aux côtés des industriels européens.

Échangeons sur vos défis industriels

Ces enjeux résonnent avec ceux de votre organisation ? Prenez un rendez-vous en ligne avec Michaël Valentin, Associé Fondateur d’OPEO, autour de vos défis industriels et de la manière d’y répondre concrètement sur le terrain.

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